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Amende pour exces de vitesse de 30km h quels montants, peines et recours possibles

Amende pour exces de vitesse de 30km h quels montants, peines et recours possibles

Amende pour exces de vitesse de 30km h quels montants, peines et recours possibles

Excès de vitesse de 30 km/h : de quoi parle-t-on exactement ?

Avant de parler d’argent, de points et de recours, on remet les choses au clair : un « excès de vitesse de 30 km/h » veut dire que vous roulez 30 km/h au-dessus de la limitation, pas que vous roulez à 30 km/h.

Quelques exemples concrets :

Dans tous ces cas, on est dans la même tranche de sanctions : dépassement de 30 à 39 km/h. C’est une contravention de 4e classe. Ce n’est pas (encore) un délit comme à partir de 50 km/h au-dessus, mais ça commence à faire très mal.

Montant de l’amende pour un excès de 30 km/h

Pour un excès de vitesse de 30 km/h (donc entre 30 et 39 km/h), les montants sont les suivants :

Comment ça marche concrètement ?

En pratique, pour la plupart des conducteurs qui ne contestent pas, c’est donc 135 € + retrait de points. Mais selon votre situation (jeune conducteur, déjà à sec en points, gros rouleur), ce n’est pas du tout la même histoire.

Combien de points perd-on pour un excès de 30 km/h ?

Pour un excès de vitesse de 30 à 39 km/h, le retrait de points est de :

Trois points, ça peut paraître « raisonnable »… tant qu’on a un permis à 12 points bien chargé. Mais selon votre cas, l’impact est très différent :

Lorsque vous tombez à 0 point, ce n’est plus une simple amende : c’est l’invalidation du permis. Vous recevez une lettre recommandée (le fameux courrier 48SI) et vous devez rendre votre permis en préfecture. Il faudra alors repasser tout ou partie des épreuves après un délai d’interdiction.

Conséquences spécifiques pour les jeunes conducteurs (permis probatoire)

Si vous êtes en permis probatoire (3 premières années de permis, ou 2 ans après conduite accompagnée), un excès de 30 km/h change tout.

En probatoire, vous avez :

Avec un excès de 30 km/h :

Ce stage est :

Si vous ne faites pas ce stage dans les temps, vous vous exposez à des complications administratives et à un risque accru de vous retrouver rapidement à 0 point.

Suspension de permis : est-ce possible pour un excès de 30 km/h ?

Pour un excès de 30 à 39 km/h, la règle générale, c’est :

Mais attention, ce n’est pas un « blanc-seing ». Dans certains cas, le juge peut tout de même prononcer :

En pratique, pour un conducteur lambda, flashé une fois à +30 km/h sans autre infraction associée, on reste généralement sur amende + points, sans suspension immédiate. Mais si vous cumulez avec alcool, stupéfiants, refus d’obtempérer, ou si c’est une récidive rapprochée, la justice peut durcir le ton.

Impact sur l’assurance auto

Beaucoup l’oublient, mais l’assurance a aussi son mot à dire.

Un excès de 30 km/h, surtout si c’est isolé, ne va pas forcément déclencher une explosion immédiate de votre prime. Mais plusieurs cas sont possibles :

Là encore, c’est du vécu : beaucoup de conducteurs pensent que « ce n’est qu’une amende », puis s’étonnent deux ans plus tard de payer 30 % de plus en assurance. Les assureurs n’aiment pas les profils à infractions répétées, surtout sur la vitesse.

Comment payer (ou pas) : les options qui s’offrent à vous

Lorsque vous recevez l’avis de contravention, vous avez plusieurs possibilités :

Important : payer = reconnaître l’infraction. Une fois payée, il n’est plus possible de contester. Avant de sortir la carte bleue, posez-vous donc les bonnes questions.

Recours et contestation : dans quels cas est-ce réaliste ?

On peut contester une amende pour excès de vitesse, mais pas pour « le sport ». Certains motifs ont une vraie chance d’aboutir, d’autres non.

Les contestations qui peuvent tenir la route

Dans ces cas, vous pouvez déposer une requête en exonération (formulaire joint à l’avis), souvent accompagnée d’une consignation (somme à verser en attendant l’examen du dossier, qui n’est pas une reconnaissance de culpabilité).

Les contestations qui ne fonctionnent jamais (ou presque)

Les radars sont présumés fiables. Sauf cas très particulier (campagne de vérification, panne avérée, scandale local déjà médiatisé), il est difficile de gagner sur ce terrain.

Procédure de contestation : comment faire, étape par étape

Si vous estimez que la contravention est injustifiée, voici comment procéder :

Attention : la contestation ne suspend pas toujours automatiquement les délais ou les procédures, selon le type de radar ou de constatation. Lisez bien les indications sur l’avis, ou, en cas de doute, rapprochez-vous d’un avocat spécialisé en droit routier si les enjeux sont importants (risque de perte de permis, job en jeu, etc.).

Comment limiter la casse après un excès de 30 km/h ?

Si l’infraction est fondée et que vous assumez, l’objectif devient : limiter les dégâts, surtout côté points.

1. Payer dans les temps

Ne laissez pas l’amende traîner :

2. Faire un stage de récupération de points

Le stage de sensibilisation à la sécurité routière permet de récupérer jusqu’à 4 points, dans la limite du plafond de votre permis, une fois tous les 6 mois environ.

Concrètement :

Idéal si :

Pour un jeune conducteur qui tombe à 3 points, ce stage peut littéralement sauver le permis.

3. Adapter votre conduite (vraiment)

Ce n’est pas de la morale, c’est du réalisme : un excès de 30 km/h, ce n’est pas un « petit km/h de trop » qui passe inaperçu. C’est une infraction visible, lourde en points, et qui peut vite se répéter si vous roulez « au-dessus de la limite par habitude ».

Quelques pistes simples :

Un conducteur qui roule tout le temps à +10/+15 km/h de la limite finit tôt ou tard par se faire flasher un jour où il ne fait pas attention, et ça tape dans la tranche +30 sans prévenir.

À retenir sur l’excès de 30 km/h

En résumé, un excès de vitesse de 30 km/h, c’est :

C’est le genre d’infraction qui peut passer pour « un simple flash » sur le moment, mais qui vous suit ensuite pendant plusieurs années : côté points, côté assurance, et parfois côté emploi si vous avez besoin de votre permis pour travailler.

Autrement dit : une fois que c’est arrivé, gérez bien l’administratif (paiement ou contestation, stage si besoin), surveillez vos points, et ajustez votre conduite. Quelques km/h en moins au compteur, c’est souvent plusieurs centaines d’euros économisés… et un permis sauvé.

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